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PARCOURS, VIE D’ARTISTE Le travail du peintre commence par le regard.
Un mouvement est suggéré de la vision au visible.
Le cheminement du travail est ici.
Poser un regard sur le monde où la beauté est par-
tout, mais aussi interroger notre solitude.
Notre condition dhomme du monde fait de nous des
habitants de la musique et du corps.
La lumière pour aller plus loin nest quune ombre,
légère, un oiseau invisible, des oiseaux envolés.
Affirmé dans une première partie, le trait devient
alors plus léger et incisif, il affleure la feuille,
déchire lespace en laissant par dinnonbrables fissu-
res le vide envahir la forme, abandonnant les corps à
leur devenir incertain et leur mobilité inquiète.
Limmatériel ressuscitant la matière, la matière en
geste.
Les forces montrées ont, nul doute, à voir avec le
naturel des hommes : hommes qui spontanés, pleins
délans ne connaîtraient pas laccablement.
Choisir dêtre artiste est un engagement vital, une
évidence, une réalisation de soi-même sintégrant dans
le mouvement général de la création.
Ouvrir, rapprocher les hommes à travers leurs pen-
sées et leurs émotions à la fois semblables et à la
fois différentes, lart nen finira jamais de nous
questionner et donc dexister.
Jacqueline Régnier vit et travaille à Marseille
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Du travail de Jacqueline REYNIER, on retiendra les
thèmes qui linspirent et quelle capte dans lespace
défini de sa toile, elle en saisit lessentiel, don-
nant à lobjet un mouvement qui nest que la répercus-
sion dun frémissement intime : mouvement des musi-
ciens appliqués à leur instrument.
Ici cest lélégance du geste et son harmonie qui
suggèrent celle des sonorités musicales de la flûte,
du violon, piano ou trompette.
Par delà, la subtilité de lexécution, perce cepen-
dant une intensité que lartiste sefforce de canali-
ser sous la précision du trait comme si, dans ce qui
est donné à voir, se faufilaient dobscures fulguran-
ces et que des forces insoupçonnées et invisibles se
cachaient sous lapparence tranquille du visible.
Cest peut-être dans cette force domptée, cette
alchimie intérieure qui dans son aboutissement aspire
à lapaisement, que le tableau parvient à trouver sa
respiration. Et ce que lartiste donne à voir flatte
le regard.
Cest laccomplissement dun travail qui mène la
composition à sa vérité artistique.
Cest, là aussi loriginalité de Jacqueline REYNIER
et de ses uvres qui porte la marque dun talent
authentique.
André Benayoun
Ecrivain, Critique d’Art
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Je contemple cette danseuse, si présente en ce
léger pastel, si dansante dans la transparence des
couleurs, prisme chatoyant où disparaît la technique
tant elle est sûre.
Un dessin précis, un art du pastel consommé, tout
au service du rendu, si vivant. Et si délicat.
La transparence nest point seulement un mot dans
luvre de Jacqueline REYNIER.
Ses peintures au médium décomposent et recomposent
lespace avec la lumière.
Les maisons saniment sans tragédie, les fleurs
flambeoient sans indiscrétion, les humains gesticulent
sans gesticulation et les couleurs se font valoir
entre elles, côte à côte et en superposition dans un
dessin très affirmé qui leur laisse pourtant la
primeur.
Oranges et bleus, souvent, dominent pour une lumiè-
re plus éclatante.
Artiste provençale, méditerrannéenne, Jacqueline
est peintre de la grande lumière.
Amanda Biòt
Ecrivaine
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Laisser une trace, suivre sa trace, être LA trace...
Homme, modèle infini, qui serait à la fois le tout et le
moindre du monde.
Il n'y a pas lieu de s'inquiéter, on reconnaît les siens :
l'allant de ses courbes, le fouillis de l'explosion qui sort
de la tête, qui habite la main.
La ligne droite ne convient pas, il faut un détour apparem-
ment infini. Pour peu que l'on se soustraie un instant aux
lois ordinaires du temps et de la simple logique : c'est le
rappel de l'espèce entière, de ses antécédences ou familiari-
tés excentriques.
Face immobile qui attend le regard.
Celui qui possède, un bref instant, le feu rentré de son
évidence a senti passer en lui le fluide de l'éternite.
Il n'est pas de limite à la mémoire, ni à la réalite objec-
tive de ce qu'il est, comme un veilleur éternel, il est por-
teur de la légende humaine toute entière.
Il est dès lors l'homme quelconque, le premier venu comme
le dernier à paraître.
Jacqueline Reynier
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